Un chemin vers le ciel
Un chemin blanc de mille pas foulé
étoffé du silence des géants immobiles
à l'orée des bois sombres.
Un chemin vers le ciel
comme un guide spirituel
qui conduit son troupeau
là-haut vers les estives .
Un ruban sablonneux où chaque instant palpite
de vie, de force et de faiblesse, d'ombres et de lumière,
d'étreintes et de souffrances.
En écoutant la terre, son peuple de l'invisible,
on perçoit le mystère
qui mêle les minuscules et aussi les plus grands
dans une tolérance, une leçon de vie,
un si beau chant d'amour !
Echappées soyeuses
On se découvre un matin le coeur bien plus léger
Est-ce le bleu du ciel
l'effiloché de rose en voyage serein
soudain
cette douceur de vivre
comme un cadeau du jour ?
Des étincelles de joie crépitent sous les paupières
en ouvrant les persiennes
Un signe
une béatitude
c'est la sève de mars en battements de vie.
Le miroir d'eau
Des murmures argentés au hasard des lumières
les ombres miroitent, se mêlent
s'échappent en frissons larmoyants.
La solitude d'un autre monde
paisible, chuchotant ses songes au soleil.
Un tableau éphémère qui ne s'achète pas.
Un miroir d'eau, d'éclat dans sa préciosité
un ballet de racines et d'herbes effarouchées.
Rendons la voix à l'eau
au vent léger, à l'harmonie
de la terre apaisée
car ce beau chant limpide
égrène ses notes de grâce .
****
Ecoute, loin dans le silence-répandu, épars dans la lumière, écoute le murmure de la source, des minces ruisseaux sous les herbes et les pierres, comme un froissement d'air, un bruissement de feuilles au vent. Laisse-toi creuser.
Philippe Mac Leod, in Avance en vie profonde
Merci Marie pour ce partage
Une beauté toute simple
Au plus près de la terre
sa robe mouillée de l'aube défroisse la nuit pâle
Ses ailes de lumière en transparence exquise
tendressent la prairie
Une beauté toute simple, un message de printemps
un marque jour en or
Pourtant
la fleur de pissenlit écrit une autre histoire
celle des invisibles que nos regards oublient
Sur les rives du temps
Mère d'eau, de sable et d'écume
lovée sur les rives du temps
tu songes au devenir incertain
de ton enfant à naître
et pourtant, là-bas, sur ce rayon de miel
à l'encontre du bleu qui frôle les nuages
tu souris à la vie toute vibrante de forces
la vie racines
la vie secrète
la vie solaire aux chants interrompus
et tu poses délicatement tes mains
sur cette Espérance
Balaline
Février 2019
Son coeur au bout des doigts

Les arbres,
ils ont tant à nous dire !
Serait-ce une déchirure, une blessure de vie
tissant de longs frissons
au plus près de son corps ?
L'arbre a grandi, vécu, ressenti,
peut-être une attirance, un rejet, une souffrance
inscrite là, au profond de son être
Ce coeur dessiné par les ans, la pluie, le gel, les vents
il bat au plus profond
il suffit d'écouter
il se laisse approcher
il se laisse caresser
le geste au bout des doigts
pour apaiser son âme!
Les premiers souffles
Les Pyrénées sous le soleil février 2019
Il suffit juste de laisser son regard
errer vers les cimes neigeuses,
un simple geste des bras englobant
ce long navire blanc aux lignes millénaires
où les instants défient chaque intrusion humaine.
Il suffit de s'asseoir au soleil, de remiser ses craintes
et d'écouter les premiers souffles printaniers,
cette longue histoire en devenir.
Dire ...
Mimizan 14 février 2019
Dire le chant déferlant des paroles adoucies par le bleu de l'azur
des vagues assoupies sous leur crête d'embruns
des pages argentées à la plume d'écume
Dire le chant d'avant les paroles amères
des galops essoufflés les nuits de pleine lune
des fleurs de sable blanc sous les ombres mouvantes
Dire aussi le silence sur le sentier côtier s'enfuyant vers le soir
l'odeur de l'océan dans ses palpitations, ses vertiges, ses rengaines chuchotées
Dire pour tout garder
du visible, de l'invisible,
de cette immensité qui fait briller les yeux et charme la lumière
Balaline
Un autre regard
Rencontre au bord du lac ce 10 février 2019
Que dire, que penser quand ce regard vous happe ?
Un regard immobile pourtant chargé de vie,
du temps qui s'impatiente
à l'ombre de ce corps
de ce corps qui dit oui, au soleil, à la pluie
mais contient ses blessures .
Comme un regard humain, muet,
qui a perdu ses mots sur les chemins de sable
et se trouble aux confins de ses incertitudes.
Juste une supplique, un appel
à renouer le lien,
la voix
du temps d'avant .
****
L'arbre
Tu sais qu'il porte son regard
En lui-même:
Il n'a nul besoin de confirmation,
D'encouragements,
De promesses,
Il se laisse transformer
Par la force qui le déploie.
Fils de la terre et du ciel,
Il confie son destin au vent
Dont il ignore pourtant tout de la voie.
Jean Lavoué
Merci Marie








