Si loin, la mer...
La mer en robe bleue et sa frange d'écume
si loin
que son chant assourdi ne passe pas les dunes
La mer et ses odeurs de sel, d'algues, de liberté
une histoire du passé
quand nous courions sans fin sur la grève déserte
La mer et nos fragilités
des petits bouts d'enfance dessinés sur le sable
des pages, des images aux couleurs délavées
La mer comme un jardin peuplé de mille oiseaux
caressant tout l'espace
entre le ciel et l'eau
La mer comme deux bras pour nous bercer d'amour
recueillant au passage les ombres des déchirures
La mer, si loin
puis la nuit , cet ailleurs du silence
offrant soudain au monde
comme un semblant de paix
