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Prisonnières

29 Juillet 2026, 18:45pm

Publié par Balaline

 

 

 

Prisonnières d'un souffle, d'un rêve soyeux, d'une magie crépusculaire

lentement les teintes éphémères s'enlacent

 s'enveloppent des parfums de cette fin du jour

bordent l'horizon pour panser nos blessures

 nous conter une histoire espérante

 

Avant j'aimais les couchers de soleil, sur la mer, sur la forêt, la montagne

ce festival tendresse diffusant tous les dégradés de rose en liberté

un émerveillement, un apaisement dans la contemplation 


Aujourd'hui, le rose s'est vêtu de tragédie, de désespoir

il n'habille plus le ciel de rêves mais de feu, de cendres et de suie

les arbres se tordent de douleur, les animaux agonisent

des hommes courage viennent en héros affronter le monstre

Tout crie, tout pleure, les pins, la sève, les chevreuils affolés 

les oiseaux de l'été, les personnes déplacées, le vent de l'incendie

chaque vie surprise, emportée de sa terre natale

Noire est la cendre qui recouvre la nuit tandis que le jaune criard

des flammes hurle en dévorant le tout vivant 


Pour qui, pourquoi ce long chemin de souffrances, de destruction, de mort ?

Notre terre brûlée chancelante et blessée interroge chaque humain

 

29/07/2026

4 ans après, l'incendie et son cortège de tragédies est encore tout près,

ravivant le stress, la peur et le désespoir.

 

 

 

 

 

 

 

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B
Tes mots donnent une voix à la forêt, aux animaux, aux arbres, aux personnes déplacées… à toute cette vie bouleversée par les flammes. Quelle tristesse…<br /> Et pourtant, au milieu de cette douleur, demeure une question essentielle, un appel : que faisons-nous de cette Terre qui nous est confiée ? Saurons-nous lui rendre un jour son rose initial, celui de la douceur, de l’espoir et de la vie ?<br /> Ton poème est bouleversant, à la fois magnifique et douloureux. Il ne peut pas nous laisser indifférents. Merci pour tes mots qui nous invitent à regarder autrement ces couleurs du ciel et, surtout, à ne pas détourner les yeux de ce qui brûle.
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Y
Le grillage, point de barres belées, inerme, emprisonne nos souvenirs d'épisodes presque semblables. Plus jamais ça se dit on, les couleurs cuivrées oui, mais les fumées noires et nauséabondes, NON. <br /> Par tes mots, on croise toute cette faune désorientée. <br /> On en parle peu aux nouvelles. Ou alors dans un sujet spécial qui leur est dédié. Merci pour tes mots que tu confies à ce monde en détresse. Humains et le travail d'une vie. Ami-calmant. ✓ Yann
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M
Au-delà de l’incendie, c’est l’amour du vivant que l’on sent dans ton poème, Balaline
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M
Chère Balaline<br /> <br /> Tes mots sont bouleversants de vérité et de douleur. <br /> Le contraste entre cette poésie de la lumière et la tragédie des flammes serre le cœur. <br /> On ressent tellement cette cicatrice encore vive, cette peur que le temps n'efface pas totalement. <br /> <br /> Merci de prêter ta voix avec tant de force et de sensibilité à la nature et aux êtres blessés.<br /> <br /> Prends bien soin de toi.<br /> Douces pensées amicales, Marie Sylvie
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V
La terre a soif. Les chemins ont perdu leur vert, les prairies craquent sous les pas et le ciel semble parfois avoir oublié la pluie. Les canicules s'installent, les forêt brûlent , les flammes emportent en quelques heures ce que la nature avait mis des décennies à construire. <br /> Quant la terre brûle, quelque chose brûle en nous. Quand elle manque d'eau, notre avenir se dessèche avec elle.<br /> Peut-être faudra-t'il enfin comprendre que protéger la nature, ce n'est pas sauver un décor mais c'est sauver notre maison.! <br /> Mais n'est-il pas déjà trop tard ... ?<br /> Je t'embrasse Balaline
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