A perte de gris
Un matin dénudé, ensommeillé de nuit
De si doux clapotis et la mer toute entière
Un bain de gris ouaté pour saluer le jour

Un matin dénudé, ensommeillé de nuit
De si doux clapotis et la mer toute entière
Un bain de gris ouaté pour saluer le jour

Est-ce le gris du ciel qui dessine vos larmes,
le soleil qui nous boude
ou le monde qui bascule ?
Naître dans la tristesse pour une vie si courte,
la robe à peine éclose et la peau si fragile,
laisser couler ses pleurs par crainte de l'avenir,
un voyage à l'envers qui sombre vers l'amer.
Je vous regarde vivre, enrobées de tristesse,
pourtant si belles dans le petit matin.
Un ciel de désespoir enrobe l'océan
où succombe sa peine.
Tout est gris, frileux,
triste comme un chagrin d'enfant.
La plage abandonnée étire sa solitude
entre les douleurs du ciel et la dune oubliée.
****
J'aime cette douceur cotonneuse des gris
où les vagues de la mer
rejoignent les vagues du ciel
Je ne me sens jamais seul au milieu de ses paysages d'infini
je ressens toujours cette invisible présence
de cet univers d'où nous venons
Pascal