Novembre à ma fenêtre
Clic
Novembre fait silence
Ses eaux ont le regard étrange
des longues heures mélancoliques
où tout s'habille de gris
comme une joie blessée
sombrant soudain dans la désespérance
Novembre perd ses couleurs
comme un convalescent
oubliant l'or le pourpre le mordoré
pour se vêtir d'hiver
sans son manteau de laine
Les feuilles ne dansent plus
seules les eaux frissonnent
sous un ciel muet de chants d'oiseaux
Novembre à ma fenêtre
se dilue sur la lande jusqu'au nouveau matin
seul
dans le secret des temps
