Au coeur du vivant
Il n'a pas disparu dans le sombre du soir.
Ni plainte, ni frisson. La peau nue, pieds humides, il reste figé là,
dans son corps de vivant.
Le temps patiente en son coeur, la vie juste en sourdine.
L'arbre entre en dormance, héros pâle sous le froid et le givre .
Une longue bouffée de tristesse parcourt la fin du jour.
Comment parler du lien, du partage ?
A chacun ses silences, ses cicatrices, ses forces et ses faiblesses.
Un lien à fleur de peau, de respect, d'étrange et cette longue route qui traverse les
ans, défiant les orages, les blessures, les mauvais vents !
