• Au coeur du vivant

     

     

    Il n'a pas disparu dans le sombre du soir.

    Ni plainte, ni frisson. La peau nue, pieds humides, il reste figé là,

    dans son corps de vivant.

    Le temps patiente en son coeur, la vie juste en sourdine.

    L'arbre entre en dormance, héros pâle sous le froid et le givre .

    Une longue bouffée de tristesse parcourt la fin du jour.

    Comment parler du lien, du partage ?

    A chacun ses silences, ses cicatrices, ses forces et ses faiblesses.

    Un lien à fleur de peau, de respect, d'étrange et cette longue route qui traverse les

    ans, défiant les orages, les blessures, les mauvais vents !     

     

     

     

     


  • Commentaires

    1
    Nell
    Samedi 12 Janvier à 21:25
    C'est toujours un vrai bonheur que de te lire. Excellente soirée et doux week-end
    2
    Jamadrou
    Dimanche 13 Janvier à 00:05
    Monde visible et monde invisible est ce cela qu’on appelle monde parallèle?
    3
    Dimanche 13 Janvier à 00:10

    Beau poème, Balaline!

    Je sais qu'il n'a pas disparu. Je sais garder le silence. Je lui dis mon respect.

    4
    Dimanche 13 Janvier à 08:04

    C'est magnifique... photo et poème, tout me plaît.

    Merci pour le partage.

    Passe une douce journée.

    5
    Dimanche 13 Janvier à 12:24

    J'aime tes écrits Balaline qui apportent de la douceur, parfois de la tristesse, mais toujours font appel à nos sentiments profonds d'hommes et de femmes.

    Très belle photo.
    Bon dimanche Balaline.

    6
    Dimanche 13 Janvier à 12:32
    marine D

    Je suis émue Balaline, comme nous quand le froid est là, la peur et le silence, il se recroqueville, fait le dos rond et attend que ça passe...
    Je suis en ce moment dans un état d'esprit qui ressemble à ce moment figé et douloureux...

    7
    Lundi 14 Janvier à 15:04

    Un texte très émouvant et si vrai!

    Quand la vie n'est juste qu'un rien en sourdine, elle rejoint l'écorce du vieil arbre!

    Elle a besoin de "liens et de partage" mais ne trouve dans l'eau glacée de ses brumes que des silences gris et muets.

    8
    Betty...
    Lundi 14 Janvier à 15:37

    Un cœur à fleur d'arbre , rien ne disparait , tout est empreinte et la mélancolie de ton poème donne un petit supplément d'Ame ...Merci Balaline ...A lire en Silence , en écoutant en Soi ...

    9
    Lundi 14 Janvier à 18:59

    L'arbre, ce compagnon silencieux de toujours, de toute l'éternité. Merci chère Balaline pour ces mots chauds au coeur du vivant.

    Bises

    10
    Mardi 15 Janvier à 06:59

    Je me suis dit que je n'allais pas me recoucher aujourd'hui après mon petit déjeuner et que j'allais faire mes visites habituelles en passant bien sûr chez toi pour me ressourcer. Image et mots qui me vont droit au cœur: A chacun ses silences, ses cicatrices, ses forces et ses faiblesses.

    Merci Balaline.  Bises

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