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    Alors tu parles au vent

    celui qui plisse l'eau

    comme il défroisse ta peine.

    Dis- lui,

     tes silences contenus

    tu sais, ceux qui brouillent nos âmes

    noyant la joie de vivre. 

    Alors tu parles aux vagues

    cicatrices d'argent

    dans cette nuit bleutée.

    Dis-leur

    l'envol des cormorans

    du haut de la falaise

    emportant tes secrets

    vers des aubes lointaines.

    Mêlés au vent d'été

    les dessins sur ta page

    étranges reflets du coeur

    tendrement échoués.

     

     

     

     

     

     

      


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     Elle est arrivée de la rue ou du ciel

    battant des ailes dans sa robe de cendres

    Elle avait compris que le monde

    ne tournait plus très rond

    que la peur allait noircir des pages

    et encore des pages

    Elle est venue dormir sous notre toit

    délicieuse comme un cadeau du matin

    sans crainte dans ses yeux doux

    C'est la très belle image

    celle d'un temps un peu fou

    où les oiseaux se rapprochent des hommes

    peut-être pour chasser leurs ombres

    en nous offrant quelques brins de poésie  

     

      


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    Les blés sont dorés, ils bruissent sous le vent

    bercés par la douceur des choses

    Je m'arrête un instant

    C'est la vie qui palpite sous leurs ailes

    la vie d'un été

    fragile et si belle

    quand s'offrent les sourires

    des soyeux coquelicots  

    nourris du ventre chaud de la terre

      Les blés sont dorés, cheveux dénoués

    pour prendre la vague

    les rires et les chants

    leurs bras refermés

    sur ces jours en or

     


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    Quand l'eau marie le ciel

    un beau matin de mai

    de ses bulles d'amour

    naît le silence bleu...

    Comme un effleurement

    un désir de lumière

    de sauvegarde de la vie

    La naissance d'un roman d'amour

    à lire le coeur apaisé

     

     

     

     

     

     


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    La mer en robe bleue et sa frange d'écume

    si loin

    que son chant assourdi ne passe pas les dunes

    La mer et ses odeurs de sel, d'algues, de liberté

    une histoire du passé

    quand nous courions sans fin sur la grève déserte

    La mer et nos fragilités

    des petits bouts d'enfance dessinés sur le sable

    des pages, des images aux couleurs délavées

    La mer comme un jardin peuplé de mille oiseaux

    caressant tout l'espace

    entre le ciel et l'eau

    La mer comme deux bras pour nous bercer d'amour

    recueillant au passage les ombres des déchirures

    La mer, si loin

    puis la nuit , cet ailleurs du silence

    offrant soudain au monde

    comme un semblant de paix

     

     


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